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«Que l’on nous envoie des policiers ou l’armée» : après la fusillade à Nice, les deux rivaux Estrosi et Ciotti haussent le ton

Par Sidonie Rahola-Boyer

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👁 Fusillade à Nice: un scénario «terrifiant», estime Éric Ciotti

Des forces de l’ordre supplémentaires ont été déployées dans la ville après la fusillade qui a fait deux morts et trois blessés dans le quartier des Moulins.

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«Stop, ça suffit ! Nice ne doit pas devenir Marseille !», a lancé Éric Ciotti, après qu’une fusillade dans le quartier des Moulins a fait deux morts et cinq blessés hier. Il s’agirait «très vraisemblablement» d’un règlement de compte lié au narcotrafic, a indiqué dans la foulée le procureur Damien Martinelli à l’AFP. Depuis, les réactions politiques ont fusé.

À commencer par le président de l’UDR, qui s’est montré très prolixe sur X. «Je refuse de me résoudre à laisser ce quartier, comme notre ville, devenir une zone de non droit», a d’abord écrit Éric Ciotti le soir même, tout en remerciant les pompiers et policiers mobilisés sur place.

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Après que le préfet Laurent Hottiaux a annoncé que «des renforts ser(aie)nt mobilisés dès samedi pour assurer le retour à la sécurité dans le quartier et rester(aie)nt autant que nécessaire», Éric Ciotti a promptement réagi : «Une énième annonce de renforts policiers qui resteront quelques jours.. avant de repartir. Ceux qui ont permis cette situation à Nice et à Paris doivent partir.»

Regarder la vidéo Fusillade à Nice: un scénario «terrifiant», estime Éric Ciotti

L’ancien président de LR s’est mobilisé dès ce matin et, depuis le commissariat de Nice, a appelé «à déclarer la guerre aux narcotrafiquants qui gangrènent les quartiers de France». «Nous devons terroriser ceux qui exploitent la misère humaine étrangère !», a-t-il ajouté sur X, après avoir rencontré les forces de l’ordre et partagé une image de l’entrevue.

Plus tard dans la journée, celui qui est candidat à la mairie de Nice a assuré : «Je réinstallerai notre police municipale avec des pouvoirs renforcés au cœur de ce quartier et rétablirai l’ordre, immeuble par immeuble.» Il est également parti à la rencontre des habitants, «devenus les otages des narcotrafiquants qui imposent leurs lois dans le quartier et font régner la terreur».

«Campagne sur la souffrance des habitants»

Le président d’UDR n’est pas le seul à s’être rendu auprès des habitants. Anthony Borré, premier adjoint au maire de Nice Christian Estrosi, a promis que «cette fusillade liée au narcobanditisme ne restera(it) pas impunie. Nous exigeons une réponse ferme et immédiate de l’État. Trop, c’est trop !». L’adjoint, qui a notamment échangé avec des membres de la communauté tchétchène endeuillée, a également répondu à une publication d’Éric Ciotti, l’apostrophant après des critiques : «Où étiez-vous il y a un an quand le narcoterrorisme frappait déjà et que nous réclamions plus de moyens ? Où étiez-vous ce soir ? Faire votre campagne sur la souffrance des habitants des Moulins est abject.»

Le maire de Nice, Christian Estrosi, n’a pas directement répondu à son adversaire qui tentera de briguer la mairie aux prochaines municipales. Il a cependant indiqué avoir «longuement échangé avec le ministre de l’Intérieur», et le remercie «pour son écoute et l’envoi de forces supplémentaires». «Je suis à ses côtés pour réclamer au plus haut niveau de l’État des moyens supplémentaires pour la police et la gendarmerie mais aussi pour lutter plus fermement contre l’immigration dont on sait qu’elle nourrit le narco banditisme et le narco terrorisme.»

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«Que l’on nous envoie des policiers ou l’armée»

Un peu plus tôt, Christian Estrosi avait lui aussi tenu des mots très durs contre l’État, devant la presse : «Ce soir, c’est la fois de trop (...) Ma colère est constante (…) J’ai toujours déclaré qu’il était inacceptable que la police nationale, voire l’armée dont j’ai réclamé à plusieurs reprises le déploiement, n’occupe pas le terrain en permanence dans un lieu où il faut juguler à tout prix le narcotrafic. Nous sommes sur un territoire qui pourrait être un territoire perdu de la République et je ne l’accepterai pas dans ma ville (...) J’exige de l’État français de protéger les citoyens qui se sentent menacés en permanence. Maintenant ça suffit de ne pas nous accorder les effectifs qui s’imposent. L’État et la police nationale ont la responsabilité de ce quartier et ils ne l’assument pas».

Et de mettre en garde : «Que l’on ne nous dise pas que des renforts iront faire un petit tour aux Moulins, ça ne suffira pas. Ils repartiront et ça ne changera rien. Je partage l’exaspération de la population. Je veux des engagements précis. Que l’on nous envoie des policiers ou l’armée». Son ton s’est d’ores et déjà radouci depuis son entretien avec Bruno Retailleau et l’annonce de renforts policiers.

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71 commentaires
  • 3570561 (profil non modéré)

    le

    Dans ces quartiers la république Française n'existe plus.

  • 3570561 (profil non modéré)

    le

    De toute façon il s'agit du nouvel ordre des quartiers, ce sont les narco trafiquants qui édictent les règles et les lois. Et dans ces quartiers ils n'ont pas peur des crs , de la police impuissante et du système judiciaire.... qu'adviendra t il le jour où ils vont tirer sur les crs et dire maintenant ces quartiers sont à nous?

  • RMorion

    le

    Si des groupes utilisent des armes à feu contre la population, ils doivent être neutralisés, c'est à dire abattus. Tout simplement. Il n'y a aucune alternative à cela.

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