L’éditorial d’Alexis Brézet : « Décomposition, fragmentation, polarisation »
Par Alexis Brézet
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Après ce premier tour des municipales, aucun camp ne peut revendiquer de victoire claire. Emmanuel Macron rêvait de dynamiter le paysage partisan, il l’a atomisé.
Passer la publicitéC’est la loi des premiers tours : au lendemain d’une soirée sans clair vainqueur ni vaincu définitif, chacun peut trouver dans les résultats de dimanche soir un motif de se réjouir ou une raison de se désoler. Décomposition, fragmentation, polarisation… le triomphe du macronisme, lui, saute aux yeux ! Le président rêvait de dynamiter le paysage partisan ; il l’a atomisé. Il a si complètement brouillé les cartes politiques qu’aucun joueur ne peut plus prétendre gagner seul la partie. Il prétendait faire barrage aux extrêmes ; c’est tout l’inverse qui se produit. Le RN confirme son enracinement et peut espérer moissonner, à Nice ou à Toulon, quelques fiefs supplémentaires. LFI effectue une percée spectaculaire - à Roubaix, Saint-Denis, Lille et Toulouse - et confirme malheureusement l’efficacité de la stratégie vénéneuse de Jean-Luc Mélenchon. Les « vieux partis », de gauche et de droite, ne s’en sortent pas si mal. Dans les grandes villes, le PS et ses alliés écologistes résistent…
