Le ciel est à elles : Air France confie sa Première aux mains d’Anne-Sophie Pic et de Claire Heitzler
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Avec Anne-Sophie Pic et Claire Heitzler, Air France signe une nouvelle ère de sa cabine La Première : une suite dévoilée au printemps 2025 et une carte entièrement repensée par deux cheffes d’exception, entre finesse, tradition et héritage aérien.
Passer la publicité Passer la publicitéIl y a des transformations visibles — celles des matières, de la lumière, des lignes — et d’autres plus subtiles, presque murmurées.
Lorsque Air France a présenté au printemps 2025 la nouvelle version de sa cabine La Première, c’est une autre façon de voyager qui s’est imposée : une suite de cinq hublots comme une galerie silencieuse, une méridienne de deux mètres pour s’étendre sans retenue, une penderie individuelle, deux écrans qui effacent le temps. Une chambre flottante, presque un refuge, à des milliers de mètres de haut.
À cette métamorphose spatiale, la compagnie ajoute cet hiver une note plus inattendue : la table du ciel est désormais confiée à deux cheffes. Une décision discrète, mais qui dit beaucoup d’un univers longtemps dominé par des signatures masculines.
Anne-Sophie Pic, dix années de complicité renouvelées
Pour la partie salée, Air France poursuit son partenariat avec Anne-Sophie Pic, engagé il y a dix ans. La cheffe, plus étoilée au monde, a imaginé plus de trente recettes avec le Studio Culinaire Servair, comme autant d’escales gustatives. Elle confie le sens de cette nouvelle étape : « Après dix années de collaboration avec Air France, j’ai souhaité créer de nouvelles recettes inédites valorisant les produits de notre terroir tout en gardant une ouverture sur le monde pour inviter à un voyage culinaire. »
À bord, seront donc proposés panais rôti au miel et curry madras, volaille rôtie dans une douceur d’épices, herbes fraîches et textures végétales… Une cuisine de nuances, sans éclats inutiles. Et un défi, quand on sait que la compagnie sert 20.000 repas sur La Première chaque année, dans un environnement où la pressurisation, la chauffe et l’humidité mettent les saveurs à l’épreuve. Réussir une haute cuisine en haute altitude relève presque de la magie technique — une magie que Pic maîtrise, contre vents et hublots.
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Claire Heitzler, le sucré comme une respiration maîtrisée
Pour conclure le repas, place à Claire Heitzler, grande cheffe pâtissière formée chez les meilleurs. Ex-disciple de Ducasse et ancien bec sucré de Ladurée, elle signe huit créations, toutes pensées dans un esprit de clarté et de justesse et résume ainsi sa démarche : «Pour Air France, j’ai imaginé des pâtisseries conjuguant gourmandise, saveurs et produits de nos régions. C’est une invitation au voyage, un moment de douceur offert aux passagers.»
Entremets chaud au chocolat noir Guanaja — une première en altitude — abricotine amande, fruits caressés avec délicatesse… Une pâtisserie qui ne cherche pas l’effet mais l’émotion.
Une longue histoire entre Air France et la grande cuisine
Ce tandem féminin ne surgit pas de nulle part : il prolonge une tradition gastronomique presque centenaire. Dans un ouvrage paru en 2015 (Haute cuisine. Les grands chefs à la table d’Air France, Éditions Alternatives), la critique gastronomique Véronique André rappelait qu’en 1935, sur Paris–Londres, le menu comprenait déjà langouste, poularde de Bresse et glace plombière, servis sur nappes blanches, porcelaines fines et verres en cristal. Les premiers voyageurs du ciel partaient avec des paniers repas préparés par les cuisines du Plaza Athénée, du Ritz ou du George V. On ne prenait pas l’avion : on déplaçait son art de vivre. En confiant sa table à Anne-Sophie Pic et Claire Heitzler, Air France ne change pas de cap : elle actualise cet héritage.
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Passer la publicitéUn art culinaire qui voyage loin
Dans le décor feutré de cette cabine très exclusive, les gestes des cheffes ne sont pas des démonstrations, mais des ponctuations. Cet hiver, les créations de Pic et Heitzler se dégustent sur les lignes au départ de Paris-Charles de Gaulle vers Abidjan, Dubaï, Los Angeles, Miami, New York-JFK, San Francisco, Washington-DC, São Paulo, Singapour, Tel-Aviv et Tokyo-Haneda. Autant de routes où l’on traverse des heures, des continents.
Ainsi donc à bord de La Première, on ne cherche pas à impressionner. On cherche à accueillir. Et c’est peut-être cela, finalement, la vraie signature de cette nouvelle ère : une manière d’accompagner le voyageur, sans bruit, sans effets, avec une sensibilité assumée. Le grand luxe.
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