New York à table, l'enthousiasme vorace de la gastronomie
Par François Simon et Bérénice Debras
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BACK TO THE BIG APPLE (7/7) - S'il est une table au monde des plus décomplexées, c'est bien la table new-yorkaise. Elle y va sans détour, attaque frontalement, traverse la rue sans regarder. Attachez vos serviettes, abaissez la tablette et découvrez les nouvelles adresses du Figaro.
Passer la publicitéC'est une sorte de langage, de cri. Lorsque New York mange, c'est à pleine bouche, pleines gencives, pleines dents. Il y a une sorte d'hourra food, une injonction. Nous aimons lorsque l'on joue le jeu, abat ses cartes. Nous attendons cela de New York, comme nous souhaitons un Kyoto apaisé, un Berlin paradoxal, une Rome heureuse. Rien alors ne nous détournera de cette idée. Et en cela, New York ne fera rien pour nous contredire.
La pandémie est passée par là, elle a resserré les pores. Les fruits fragiles tombent, les plus anciens parfois renoncent. Ce qui nous attend aujourd'hui est toujours bien au rendez-vous, au bord du cliché. Du reste, n'est ce pas cela que nous en espérons ? On attend du Katz's delicatessen (depuis 1888), dans le Lower East Side, d'être toujours aussi volubile, tonitruant au bord de l'obscénité avec ses sandwichs au pastrami surpuissants, les injonctions des commandes, le grondement de la clientèle. Certes Sally n'est pas là pour simuler un légendaire orgasme…
