Pourquoi l’orthographe est-elle un «privilège bourgeois» selon la gauche?
Par Dorian Grelier
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DÉCRYPTAGE - Fruit de nombreuses évolutions d'usage, l’orthographe est pour certaines personnalités de gauche un lieu de bataille politique et idéologique. Certains entendent encore la réformer.
Passer la publicitéRenoncer aux pluriels en «-x», supprimer l’accord du participe passé avec le verbe «avoir»... À quel sort le français est-il voué? Dans une tribune au Monde appelant à repenser notre orthographe, plusieurs auteurs, professeurs, quelques linguistes et autres magiciens de la langue dévoilent la recette d’une potion miraculeuse. Ses vertus? Endiguer l’échec scolaire et effacer certains marqueurs sociaux. Tout cela d’un simple coup de baguette en direction de nos institutions, des médias, des maisons d’édition et des entreprises du numérique. Dans les faits, il s’agit d’inviter ces acteurs à présenter des textes conformes aux rectifications orthographiques de 1990 et à «aller plus loin» dans la simplification de notre système graphique.
La démarche, entreprise par le collectif des «linguistes atterrées» (en inclusif dans le texte) et soutenue par bon nombre de personnalités engagées à gauche, parmi lesquelles l’écrivain Annie Ernaux, est d’autant plus étonnante qu’en matière de langue, nul n’ignore…
