Après la bataille des retraites, l’Assemblée nationale cherche un nouveau souffle
Après plusieurs semaines de «guérilla parlementaire», la Chambre basse a retrouvé une forme d’apaisement. Au grand dam de certains.
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Après plusieurs semaines de «guérilla parlementaire», la Chambre basse a retrouvé une forme d’apaisement. Au grand dam de certains.
ENTRETIEN - Enseignant à Sciences Po Paris et président de Conseils, analyses et perspectives (CAP), Stéphane Rozès décrypte les ressorts et les mal aises du peuple français dans son dernier ouvrage, Chaos.
DÉCRYPTAGE - «Gilets jaunes», retraites, émeutes… les mouvements se succèdent et laissent les politiques parfois impuissants.
Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes condamne le déchaînement de violences. «Cela ne peut pas être l'idée qu'on se fait de la France» dit-il.
La commission nationale d'investiture des Républicains a décidé de ne pas soutenir l'élu de Paris et candidat sortant.
Plus de 40.000 personnes ont participé à l'initiative, permettant de réunir plus de 1,6 million d'euros de dons.
Aucun lien entre les émeutes et l'immigration. Telle est, en substance, la thèse défendue par Gérald Darmanin lors des traditionnelles questions au gouvernement, ce mardi 4 juillet, à l'Assemblée nationale. Pour le ministre de l'Intérieur, le problème des émeutes est celui des «jeunes délinquants» et «pas des étrangers».
ANALYSE - Le président est confronté au même cas de conscience qu’un portier: il se réjouit des temps calmes, mais ne peut pas s’empêcher d’espérer des moments chauds qui lui permettront de briller.
«Je me désolidarise totalement de Jean-Luc Mélenchon et de certains de ses députés qui ont refusé d'appeler au calme et ont légitimé ces violences urbaines.» Ces propos de Fabien Roussel ce mardi 4 juillet sur France 2 ont alimenté le feu qui brûle à gauche, entre les communistes et les Insoumis.
Trois députés LFI ont annoncé via un communiqué avoir saisi, ce mardi 4 juillet, le procureur de la République de Montpellier au titre de l'article 40, concernant les propos tenus par le préfet de l'Hérault lundi sur France Bleu Occitanie.
La mardi 3 juillet 2023, la première ministre Élisabeth Borne a lancé aux Insoumis «vous sortez du champ républicain», après leurs actions lors des émeutes à la suite de la mort du jeune Nahel.
Le secrétaire national des communistes se «désolidarise totalement» du chef de file des Insoumis. Les mots contre lui en retour sont durs.
Pendant la séance de questions au gouvernement, la première ministre a vigoureusement répondu à Mathilde Panot, la patronne des Insoumis, l'accusant de «donner des excuses aux délinquants».
Des députés de La France insoumise (LFI) annoncent saisir le procureur après les propos du préfet de l'Hérault sur la «responsabilité» des parents dans les émeutes.
Face au coût des dégradations causées par les émeutiers, le président des Républicains veut sanctionner les familles de délinquants.
«On ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé», a lancé le chef de l'État mardi à quelque 300 maires reçus à l'Élysée, en défendant le retour à un «ordre durable» et en promettant d'«ouvrir le chantier» de la responsabilité des parents.
La désescalade semble se confirmer, une semaine après la mort du jeune Nahel à Nanterre. Emmanuel Macron reçoit ce mardi à midi les maires des «plus de 220 communes victimes d'exactions» lors des émeutes des derniers jours, a fait savoir l'Élysée. Lundi, le chef de l'État avait déjà convié les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet.
Le patron des députés LR en appelle à l'utilisation d'un article du Code pénal qui permet selon lui de condamner les carences parentales.
Désavoués par leurs alliés de la Nupes, les Insoumis persistent dans leur refus d'appeler à l'apaisement après les violents affrontements qui ont émaillé le pays.
Emmanuel Macron a envisagé de sanctionner «financièrement» les familles lors d'une rencontre lundi 4 juillet au soir avec les forces de l'ordre à Paris auxquelles il a apporté son «soutien» après plusieurs nuits d'émeutes qui ont mobilisé d'imposants moyens de police et de gendarmerie, a indiqué mardi 4 juillet Le Parisien.
Élisabeth Borne a souhaité lundi 3 juillet le retour à «l'ordre» après plusieurs nuits de violences qui ont suivi la mort du jeune Nahel tué par un policier, à l'issue d'une réunion avec l'ensemble des groupes politiques, qui sont apparus divisés dans leurs propositions après ce drame.
REPORTAGE - Plusieurs élus ont affiché leur soutien à Vincent Jeanbrun, dans les rues d'une ville qui porte encore les stigmates de la violente agression de la famille du maire, en marge d'émeutes.
DÉCRYPTAGE - Exemplarité de la police, lutte contre les discriminations... Plusieurs soutiens d’Emmanuel Macron l’appellent à compléter sa réponse sécuritaire par d’autres chantiers jugés urgents.
Celui que la droite et le RN se plaisent souvent à présenter en maillon faible de la politique régalienne d’Emmanuel Macron a finalement porté une parole de fermeté.
Comme après les «gilets jaunes» et la crise sanitaire liée au Covid, le président de la République cherche à reprendre l’initiative.
DÉCRYPTAGE - Partout en France, des élus ont exprimé leur solidarité et exigé la fin immédiate des violences.
Alors que la population a été appelée à manifester devant les mairies ce lundi 3 juillet, deux tiers de nos concitoyens renonceraient à se présenter car ils «craindraient pour leur sécurité ou celle de leur famille».
ANALYSE - L’attaque contre le domicile du maire Vincent Jeanbrun a provoqué un électrochoc dans cette escalade insurrectionnelle.
Après une succession de violences urbaines provoquées par la mort de Nahel, une partie de la droite et le RN proposent de suspendre les aides versées aux familles de mineurs multirécidivistes.
Ce lundi 3 juillet 2023, une vague de soutien au maire de L'Haÿ-les-Roses a eu lieu dans différentes villes de France.
Florence Portelli, maire de Taverny, vice-présidente de l’AMF, et vice-présidente de la région Ile de France a redouté les attaques contre les maires et n'«est pas surprise» a-t-elle exprimé au micro de Renaud Blanc.
Une semaine après la mort de Nahel à Nanterre et les nuits d'émeutes qui s'en sont suivies, le chef de l'État cherche à «comprendre en profondeur les raisons qui ont conduit à ces événements».
CONTRE-POINT - L’attaque contre la famille d’un maire servira-t-elle au moins de sursaut à une gauche qui, aveuglée par sa détestation de Macron et de l’ordre, en vient à justifier l’injustifiable?
Dans un communiqué de presse, l’Association des maires de France invite les élus à réunir leurs administrés sur le perron de leur mairie lundi 3 juillet à midi, pour diffuser un appel au «retour à la paix civile».
DÉCRYPTAGE - De l’Italie aux États-Unis en passant par le Royaume-Uni, les violences dans l’Hexagone sont scrutées avec attention, parfois sévèrement à l’encontre du chef de l'État.
DÉCRYPTAGE - Une partie de la gauche ne souhaite pas condamner trop fermement les scènes de violence pour ne pas donner le sentiment de se couper des quartiers populaires.
DÉCRYPTAGE - Trois mois après le report de la visite d’État de Charles III en France, le chef de l’État renonce à son voyage en Allemagne.
RÉCIT - Au lendemain des violences dirigées contre sa famille, l'élu a voulu recevoir la première ministre dimanche au sein de son commissariat municipal, au contact des «vrais héros».
La gauche reste globalement silencieuse, tandis que la majorité et la droite ont vertement condamné ce dimanche 2 juillet au matin, l'attaque du domicile du maire de L'Haÿ-les-Roses dans la nuit.
Le président du Rassemblement national estime que les «émeutiers» sont avant tout des «criminels» à qui la France a pourtant «tout donné».
Elisabeth Borne, qui se rend dans la ville du Val-de-Marne, a condamné ce dimanche matin des «faits intolérables», tandis que la droite exprime son indignation.
Dans la nuit de samedi à dimanche, le domicile de Vincent Jeanbrun a été visé par une voiture-bélier mise à feu. Son épouse a été «sérieusement» blessée, une enquête ouverte pour assassinat, a annoncé le procureur.
La désignation de ce lieutenant de Fabien Roussel ce samedi marque un premier pas vers l'autonomie du parti à ce scrutin.
Dans un tweet, Sandrine Rousseau tente d'analyser les raisons pour lesquelles de très nombreux pillages ont été commis par les émeutiers lors de violences urbaines qui secouent la France depuis la mort de Nahel, adolescent tué par un policier à Nanterre.
La députée écologiste a publié un message controversé, dans lequel elle associe les pillages de magasins à la pauvreté supposée des auteurs de ces vols.
RÉCIT - Au sein de la Nupes, le malaise monte sur la façon dont Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé ces derniers jours après les émeutes ayant suivi la mort de Nahel.
RÉCIT - Après une nouvelle nuit de violences urbaines, Emmanuel Macron a adapté son dispositif sans recourir à l’état d’urgence.
CONTRE-POINT - Tout le monde a été pris de court. Personne n’avait imaginé la rapidité et l’ampleur de la déflagration déclenchée à la suite de la mort de Nahel.
ANALYSE - Le président de la République n’a cessé de visiter les quartiers pour aller au contact des habitants, allant parfois jusqu’à échapper au protocole serré qui encadre ses déplacements.
Alors que les banlieues s'embrasent depuis la mort de Nahel, le plan de l'ancien ministre et maire de Valenciennes refait surface.
La France connaît depuis plusieurs jours une situation insurrectionnelle suite à la mort du jeune Nahel. Certains politiques dénoncent ce climat de violences, d’autres appellent même à une répression «féroce».Celle-ci pourrait-elle prendre la forme d’une opération militaire ?
Marine Le Pen a demandé à Emmanuel Macron de recevoir «sans plus attendre» les formations représentées à l'Assemblée nationale «pour évoquer la situation grave» du pays et «les initiatives» pour y faire face, vendredi dans une allocution sur les réseaux sociaux.
SONDAGE - D'après une enquête Ifop pour Le Figaro, 57% des Français éprouvent de la confiance ou de la sympathie envers la police.
À l'issue de la cellule interministérielle de crise, Emmanuel Macron a dénoncé vendredi «une instrumentalisation inacceptable de la mort d'un adolescent», promettant des «moyens supplémentaires» pour faire face aux émeutes.
Nuit de violences: Emmanuel Macron s'est exprimé depuis la cellule de crise interministérielle.
Nuit de violences: Emmanuel Macron s'est exprimé depuis la cellule de crise interministérielle.
Nuit de violences: Emmanuel Macron s'exprime depuis la cellule de crise interministérielle.
«La grande crainte actuellement, c’est qu’un drame arrive», juge Christophe Cornevin, journaliste politique au Figaro.
«Il y a un effet d’accélération lié aux réseaux sociaux», juge Christophe Cornevin, journaliste politique au Figaro.
«L’intensité des émeutes augmente et s’étend», rapporte Carl Meeus, journaliste politique au Figaro.
«La division politique en dit long sur l’état de la société», estime Carl Meeus, journaliste politique au Figaro.
À Bordeaux, de nouvelles émeutes ont éclaté dans la nuit du 29 au 30 juin, après la mort du jeune Nahel, tué mardi par un policier après un refus d'obtempérer à Nanterre. Dans le quartier populaire des Aubiers, le rayon chasse du Decathlon a notamment été pillé. La horde a mis la main sur l'ensemble des munitions du rayon. L'Intersport de Bordeaux Lax a également été dévalisé. Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, dénonce des «incendies et pillages particulièrement graves».
Le patron des Républicains a été visé par une menace inscrite sur un mur de L'Haÿ-Les-Roses (Val-de-Marne), où il était en déplacement jeudi après les émeutes.
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Au lendemain d'une troisième nuit d'émeutes, le patron de Reconquête juge la situation «beaucoup plus grave» qu'en 2005.
Sur Franceinfo, le vice-président de la région Île-de-France Frédéric Péchenard a déclaré ce 30 juin qu'il n'y aura pas de tramways, ni de bus, en Île-de-France ce soir à 21 heures. «À partir du moment où vous brûlez des bus, il y aura un premier impact: moins de bus et moins de tramways sur les lignes», a-t-il affirmé.
Jeudi soir, de nombreuses villes se sont embrasées, pour la troisième nuit consécutive, après la mort de Nahel, 17 ans, abattu par un policier à Nanterre. Le ministre de l'Intérieur a fait état de 667 interpellations dans toute la France, ainsi que de 249 policiers et gendarmes blessés lors des émeutes de la nuit.
Pour éviter une troisième nuit d'émeutes, plusieurs maires ont décrété hier soir un couvre-feu, comme à Clamart (Hauts-de-Seine), Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) ou à Compiègne (Oise). La mesure pourrait être étendue à d'autres quartiers sensibles avant ce soir, a annoncé le ministre délégué de la Ville, Olivier Klein. «On va échanger avec les préfets pour voir ce qui leur est utile pour maintenir le calme et des décisions seront prises aujourd'hui en fonction des quartiers», a-t-il affirmé ce vendredi 30 juin au micro de France inter.
Invité ce 30 juin sur France 2, le patron de la région Provence-Alpes-Côte-D'azur (PACA) a appelé à la mise en place d'un «couvre-feu» dans les communes les plus touchées. «Vous avez plutôt ceux qui manifestent avant minuit et ceux qui détruisent et pillent dans la nuit», a justifié Renaud Muselier (Renaissance), sans toutefois se dire favorable à «l'état d'urgence». Dans le viseur de cet ex-élu LR, ces «groupuscules d'extrême-gauche» qui cherchent, selon lui, «la mort du policier» qui a tué Nahel mardi à Nanterre.
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