Les sucres sont-ils des amis ou des ennemis?
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SANTÉ - Entre les «bons» et les «mauvais» sucres, le tri est de plus en plus difficile. Leurs effets sur la santé sont pourtant radicalement opposés. Des médecins livrent leurs conseils pour reconnaître les plus bénéfiques pour le corps humain.
Passer la publicitéLa flambée de l'obésité est liée à plusieurs changements de mode de vie. Parmi eux, «le recours massif par l'industrie agro-alimentaire à des dérivés (souvent de maïs) à fort pouvoir sucrant et peu onéreux, coïncide avec l'apparition de “foies gras” (stéatose hépatique), explique le Dr Anne Minello, chef du service d'hépato-gastro-entérologie au CHU de Dijon. Environ 25 % de la population française a son foie envahi par des graisses, mais pour 3 à 5 % de ces personnes, et sans que l'on sache encore prédire lesquelles “par avance”, le foie devient le siège d'une inflammation puis d'une fibrose: c'est la Nash (stéatose hépatique non alcoolique)».
La logique voudrait donc que l'on consomme avec parcimonie les aliments trop riches en sucres ajoutés, mais il n'est pas si simple de faire le tri. D'autant que ces sucres ajoutés se cachent aussi dans les aliments salés et qu'une même appellation peut cacher des réalités différentes: «Entre certains jambons blancs industriels bas de gamme et du jambon…
