Il faut beaucoup apprécier Spielberg pour aimer un peu Disclosure Day : notre critique du nouveau blockbuster du troisième type
Par Etienne Sorin
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AU CINÉMA CE MERCREDI - Le réalisateur de Rencontres du troisième type renoue avec sa veine extraterrestre. Mais son 37e long-métrage reste bien en deçà de ses plus belles réussites.
Passer la publicité« Cette fois, je ne me cache pas derrière des extraterrestres ni des dinosaures », confiait Steven Spielberg au Figaro en 2022. C’était à l’occasion de la sortie de The Fabelmans, son œuvre la plus autobiographique. Le réalisateur des Dents de la mer y retraçait son enfance, sa découverte du cinéma et la séparation de ses parents, blessure inguérissable. Un film magnifique et un échec retentissant, tout du moins aux États-Unis. Faut-il voir en Disclosure Day un renoncement à un cinéma adulte et réflexif, un retour aux aliens et au divertissement pur ? Ce serait trop simple. Spielberg a toujours pris les extraterrestres au sérieux, en tant que cinéaste bercé dans son enfance par la science-fiction, en tant qu’agnostique avide de transcendance. Les aliens racontent donc toujours d’une certaine façon Spielberg en particulier et les Terriens en général.
Disclosure Day démarre in medias res comme un hommage aux meilleurs thrillers paranoïaques des années 1970. On pense à la trilogie…
