ANALYSE - Le souhait de Sébastien Lecornu de voir se former un gouvernement «complètement déconnecté d’ambitions présidentielles» a relancé les rumeurs d’une équipe apolitique, censée échapper aux manœuvres partisanes et aux arrière-pensées électorales.
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a de nouveau «tendu la main» ce jeudi 9 octobre aux «orphelins de la droite» pour «une union la plus large possible», mais sans le patron des Républicains Bruno Retailleau, qui s’est selon lui «fondu dans le macronisme».
Avant d’accepter de rester premier ministre, Sébastien Lecornu aurait exigé que son futur gouvernement soit débarrassé des candidats potentiels à la présidentielle, tels que Bruno Retailleau ou Gérald Darmanin. Il aurait également demandé que tous les sujets négociés avec les oppositions soient réexaminés au Parlement.
Juste avant la panthéonisation de Robert Badinter jeudi 9 octobre, Éric Zemmour a durement critiqué l'hommage rendu à l'ex-ministre socialiste, affirmant que «la patrie n'est pas reconnaissante» à celui qui a aboli la peine de mort. S'il a condamné les tags qui ont «lâchement profané» la tombe de Robert Badinter au cimetière de Bagneux, Éric Zemmour ne digère pas son entrée au Panthéon.
SONDAGE EXCLUSIF - Alors que l’issue de la crise politique reste incertaine, une étude Ifop-Fiducial pour Le Figaro, LCI et Sud Radio révèle de nouvelles intentions de vote dans l’hypothèse où les Français seraient appelés aux urnes
REPORTAGE - L’ex-ministre de la Cohésion sociale s’est rendu à Toulouse où il a prononcé un discours dans le cadre de la 35e Convention des intercommunalités de France.
RÉCIT - Le chef de l’État envisage, entre autres options, de reconduire ce vendredi Sébastien Lecornu à la tête d’une équipe renouvelée. Un scénario qui traduirait son entêtement à vouloir garder la main.
CONTRE-POINT - En politique, c’est une fois à terre que l’on devient grand. C’est donc après avoir démissionné que Sébastien Lecornu reçoit des éloges.
Le Français a assuré que le pays tiendrait ses engagements devant certains de ses homologues, las ou sceptiques, et la Commission, inquiète par une remise en cause de la réforme des retraites.
S’il a condamné les tags qui ont «lâchement profané» la tombe de Robert Badinter au cimetière de Bagneux, Éric Zemmour ne digère pas son entrée au Panthéon.
Une enquête a été ouverte jeudi après que Nicolas Battini a été «agressé» à Lucciana. Le procureur invite la victime «à déposer plainte et apporter toutes les précisions sur les circonstances de son agression».
Alors que Rachida Dati a profité d'une prise de parole, lors du Conseil de Paris, ce mercredi 8 octobre, pour dénoncer des notes de frais dépensées par un élu PS parisien, Anne Hidalgo ne s'est pas privée de lui répondre sèchement en évoquant le procès pour corruption dont elle fera l'objet en 2026.
DÉCRYPTAGE - Dans son discours de politique générale, ce mardi, le premier ministre a confirmé que la réforme institutionnelle en Nouvelle-Calédonie devait être adoptée avant la fin de l’année, afin que les Calédoniens puissent être consultés au printemps 2026.
Robert Badinter sera panthéonisé ce jeudi, sans que son corps ne quitte le cimetière de Bagneux. Sa mémoire sera symboliquement représentée par sa robe d’avocat et plusieurs livres, témoins de son combat pour la justice.
Dans une tribune au JDD, le duc d’Anjou, prétendant au trône de France, dénonce l’«immobilisme» du régime et appelle à renouer avec l’héritage monarchique.
Rachida Dati, maire du 7e arrondissement et candidate pour les municipales de 2026, a reproché à Anne Hidalgo son train de vie et celui de ses proches, en pleine polémique sur les notes de frais des élus parisien.
De La France insoumise jusqu’au Rassemblement national, en passant par les macronistes, de nombreux élus ont condamné les tags qui ont dégradé la pierre tombale de Robert Badinter, panthéonisé ce jeudi soir.
ENTRETIEN - Crime, délit grave, violation de la Constitution, santé mentale… Les motifs susceptibles d’enclencher une destitution présidentielle sont d’une totale subjectivité et reposent sur une mécanique parlementaire complexe. Mais depuis 1830, l’histoire de France a connu quelques départs.
Le centriste Jean-Louis Borloo suscite l’intérêt de Bruno Retailleau, patron des Républicains, pour le poste de premier ministre. Le ministre de l'Intérieur démissionnaire souhaite que le futur premier ministre ne soit ni issu de la gauche, ni du camp présidentiel, condition essentielle pour entrer au gouvernement. Lors d’un sommet sur la compétitivité, Retailleau a décrit Borloo comme étant «disruptif» et répond ainsi aux exigences et correspond aux conditions fixées pour participer au prochain gouvernement.
Le 9 octobre, le Parti socialiste est secoué par les propos de Patrick Kanner sur une nomination de Jean-Louis Borloo comme premier ministre. Interrogé sur France Info, Patrick Kanner a déclaré «plutôt envie de dire chiche» à la suggestion Borloo.
Devant les parlementaires LR, Bruno Retailleau avait affirmé qu’il posait comme condition pour entrer au prochain gouvernement que le premier ministre ne soit ni issu de la gauche ni du camp présidentiel.
INFO LE FIGARO - La présidente de la Commission européenne, qui a échappé à deux motions de censure ce jeudi, fait partie elle-même du parti de droite européen. Le vice-président de LR veut lancer un «avertissement clair» au sujet du Mercosur.
Après avoir affirmé sur France Info que la désignation du centriste serait «un sacré pari», le président du groupe socialiste au Sénat a finalement confirmé qu’il réclamait un premier ministre de gauche.
Lors de son allocution, ce matin, Sébastien Lecornu a parlé «d’une volonté d’avoir, pour la France, un budget avant le 31 décembre». Dans les négociations qu’il mène, la question budgétaire importe désormais autant que la composition du futur gouvernement, pour des raisons constitutionnelles. Et ce pour tenter d’éviter le même scénario que l’an dernier, où la France s’était trouvée sans nouveau budget jusqu’à mi-février 2025.
«Nous sommes très réticents à ce que cette réforme soit suspendue, a fortiori abrogée, parce que les chiffres parlent d’eux-mêmes», a lancé le président du Medef ce jeudi 9 octobre sur France Inter, souhaitant apporter un peu de «clarté dans la confusion».
Jean Garrigues, historien et politologue, était l’invité de la matinale Radio Classique ce jeudi 9 octobre. Au sujet de la panthéonisation de Robert Badinter aujourd'hui, il a fait un parallèle avec la crise politique actuelle et un président de la République qui n'incarne plus les valeurs communes de la République.
Chaque matin, à 8h12, suivez en direct l’édito de Guillaume Tabard ainsi que l’interview de David Abiker. Ce jeudi 9 octobre, l’invité de 8h15 était Jean Garrigues, politologue et historien
EXCLUSIF - Mercredi en début de soirée, l’ancien président a réuni ses collaborateurs pour un verre d’adieu avant un séjour en prison dont il ignore encore le lieu et la durée. Le Figaro Magazine y était.
Le patron des Républicains Bruno Retailleau a estimé que le centriste Jean-Louis Borloo, dont le nom circule pour Matignon et qu’il a eu au téléphone, était «disruptif» et n’était «ni de gauche ni macroniste», condition qu’il a fixée pour participer au prochain gouvernement.
ENQUÊTE - Alors que la France s’enfonce dans le marasme politique et que les pistes budgétaires du prochain gouvernement sont encore inconnues, les élus doivent proposer des budgets à l’équilibre pour l’année à venir.
INFO LE FIGARO - Devant les députés et sénateurs LR, le président du parti a par ailleurs écarté l’idée d’intégrer une équipe portant la suspension de la réforme des retraites.
RÉCIT - Alors qu’un premier ministre doit être nommé d’ici à vendredi soir pour lui succéder, Sébastien Lecornu a jugé, mercredi soir sur France 2, qu’un « chemin est possible » sans nouvelle dissolution de l’Assemblée. Il n’a pas annoncé la suspension de la réforme des retraites réclamée à gauche.
Jean-Luc Mélenchon et ses troupes insoumises ont appelé en chœur à une élection présidentielle anticipée, quand le Rassemblement national a de nouveau prévenu qu’il censurerait tous les prochains gouvernements jusqu’à une nouvelle dissolution.
Deux jours après sa démission éclair, Sébastien Lecornu est arrivé, ce mercredi 8 octobre au soir, au terme du délai de 48 heures fixé par Emmanuel Macron pour mener d’«ultimes» négociations avec les partis. Et ce, dans l’espoir de trouver une issue à la crise politique. Alors que le premier ministre affichait son optimisme dans la matinée - assurant que le spectre d’une dissolution s’«éloignait», grâce à la volonté des formations de s’entendre sur le budget d’ici la fin de l’année -, les socialistes, reçus à 10 heures à Matignon, ont posé une condition non négociable : la «suspension» de la réforme des retraites, évoquée mardi soir par Élisabeth Borne, comme préalable à toute non-censure.
CONTRE-POINT - Cette « suspension », si elle se confirme, serait concédée au nom du sacro-saint besoin de « stabilité », mais au prix d’une instabilité plus grave encore.
Le premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu s'est exprimé au JT de 20H de France 2 , deux jours après avoir annoncé sa démission au président de la République. Il a notamment annoncé qu'un nouveau premier ministre allait être nommé «sous quarante-huit heures». William Thay, fondateur du think-tank Le Millénaire était invité par Vincent Rozeron, journaliste au Figaro, pour savoir ce qu'il fallait retenir de la prise de parole du premier ministre.
À l’issue du délai de 48 heures imparti par le président de la République pour mener une mission de la dernière chance, le premier ministre démissionnaire a tiré ce mercredi soir les conclusions des «ultimes» tractations.
Invité du journal du 20h sur France 2 ce mercredi 8 octobre,Sébastien Lecornu a été questionné sur les propos d’Édouard Philippe sur l’état du pays. «Dans la démocratie dite représentative, quand on donne un mandat, si on commence, dès qu’il y a un peu de tempête, “il faut s’en aller”, alors ça pèsera sur les prochains présidents, puis sur les maires. Je suis toujours ministre des Armées, et je peux vous assurer que ce n’est pas le moment de changer de président».
Invité du journal du 20h sur France 2 ce mercredi 8 octobre, Sébastien Lecornu a été interrogé sur la réforme des retraites. «C’est le sujet le plus bloquant», estime-t-il. «Il y a ceux qui sont opposés (...) On ne peut pas être dans un déni démographique, il faut équilibrer le régime. Mais une fois que j’ai dit ça, il faut quand même être sourd pour ne pas entendre qu’il y a des Français qui disent “Il n’y a pas eu de vote”»
DÉCRYPTAGE - Les divergences entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez sur les conditions du soutien au prochain gouvernement ont créé des dissensions internes chez les Républicains.
Jeanne d’Hauteserre a dépensé 35.779,65 euros de frais de vêtements entre 2020 et 2024. Dans la tourmente depuis que le montant de ses dépenses a été révélé, elle souhaite saisir les services juridiques de la Ville pour voir «dans quelle mesure» un remboursement est possible.
RÉCIT - Si Sébastien Lecornu a jugé mercredi soir «qu’un chemin est encore possible», à l’Assemblée, les élus sur tous les bancs se sont mis en tête qu’ils devraient bientôt repartir en campagne. Avec de nombreuses inquiétudes sur l’issue du scrutin.
ANALYSE - La gauche réclame toujours la nomination d’un des siens à Matignon. Un accord de non-censure n’est toutefois pas totalement écarté au PS à certaines conditions strictes.
Ce mercredi 8 octobre, le coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard a prévenu que son parti censurera «tout gouvernement de grande coalition».
DÉCRYPTAGE - Le premier ministre démissionnaire a encore révisé à la baisse ce mercredi son objectif pour les finances publiques. Selon les calculs, cela correspond à un effort diminué de 10 milliards d’euros par rapport à la copie de François Bayrou. Explications.
Emmanuel Macron n’est pas le premier président de la République à devoir faire face aux appels à la démission. Avant lui, sept chefs d’État ont renoncé à leur pouvoir avant la fin de leur mandat.
Pourtant, l’entourage du premier ministre démissionnaire a démenti les spéculations circulant dans la presse. Ce dernier souhaite que «cessent les rumeurs et les fausses informations» sur son éventuelle reconduction.
La présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée s’exprime au Sommet de l'élevage, alors que la France traverse une crise politique sur la formation d’un nouveau gouvernement.
La présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée s’exprime au Sommet de l'élevage, alors que la France traverse une crise politique sur la formation d’un nouveau gouvernement.
La présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée s’exprime au Sommet de l'élevage, alors que la France traverse une crise politique sur la formation d’un nouveau gouvernement.
La présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée s’exprime au Sommet de l'élevage, alors que la France traverse une crise politique sur la formation d’un nouveau gouvernement.
En tant que numéro 2 du parti Horizons, le maire de Nice a suivi la position d’Édouard Philippe, qui avait le premier réclamé le départ d’Emmanuel Macron et la tenue d’une présidentielle anticipée.
Point de crispation dans l’opinion comme dans la classe politique, le texte contesté ne cesse d’empoisonner la vie des macronistes depuis son adoption au forceps en 2023.
D'après deux sondages publiés début octobre 2025, le Rassemblement National domine largement les intentions de vote pour la présidentielle de 2027. Selon l'étude Toluna Harris Interactive pour RTL,le RN recueille entre 34 et 35% d'intentions au premier tour, un record pour le parti. Jordan Bardella, président du parti, obtiendrait 35%, soit 12 points de plus qu'en 2022, tandis que Marine Le Pen aurait 34%, mais ne peut actuellement se présenter.
D’après un sondage du Toluna Harris Interactive publié mercredi, les intentions de vote s’établissent entre 34 et 35% pour le Rassemblement National, avec un effondrement du bloc central, au coude-à-coude avec la gauche pour une place au second tour.
ANALYSE - En ouvrant la voie à une remise en question de son texte dans l’Hémicycle, l’exécutif saurait où les débats commenceraient mais n’aurait aucun moyen de contrôler jusqu’où ils pourraient aller.
«On a été droit au but, nous lui avons demandé un premier ministre de gauche écologiste», a assuré Marine Tondelier ce mercredi 8 octobre après s'être entretenue avec Sébastien Lecornu.
La proposition d’une suspension de la réforme des retraites par Élisabeth Borne a déclenché une avalanche les félicitations d’une partie de la gauche et un refus catégorique d’une partie de la droite.
INFO LE FIGARO - En avançant cette idée mardi soir, Élisabeth Borne a provoqué de virulents débats dans la boucle de messagerie du groupe Renaissance. Signe des tiraillements idéologiques du macronisme et de la guerre des postures en cours.
Ce mercredi 8 octobre, alors que la crise politique française se prolonge, l'ancien premier ministre Édouard Philippe, s'est dit opposé à la suspension de la réforme des retraites, proposée par Elisabeth Borne. Le but derrière tout cela, est de satisfaire le Parti Socialiste pour former un nouveau gouvernement avec eux.
Devant Sébastien Lecornu, socialistes, écologistes et communistes ont réaffirmé qu’ils exigeaient la désignation d’un premier ministre de gauche. Ils ont par ailleurs répété que la suspension de la réforme des retraites était une ligne rouge absolue.
Marine Le Pen a affirmé mercredi qu’elle «censurerait tout» ce qui émanerait de l’exécutif. Elle a jugé que le premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu était «bien optimiste» sur l’éloignement d’une dissolution.
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