«Les effets négatifs se diffusent, mais la situation n’est pas encore catastrophique» : après deux mois de guerre, l’inquiétude des entreprises monte d’un cran
Par Emmanuel Egloff (avec le service Entreprises)
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
DÉCRYPTAGE - Certains secteurs sont déjà touchés par le conflit. Et la crainte d’une pénurie de pétrole fait craindre une crise de grande ampleur.
Passer la publicité« Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques. » Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, n’hésite jamais à parler clairement. C’est à nouveau ce qu’il a fait vendredi 24 avril, lors d’une conférence organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri), en prévenant que, si la guerre entre les États-Unis et l’Iran n’atteint pas rapidement son terme, nous serons confrontés à une crise sévère. Un avis qui commence à être de plus en plus partagé par les dirigeants des grandes entreprises françaises. « Le monde est maintenant dans une crise assez sérieuse au Moyen-Orient », a ainsi expliqué Bernard Arnault lors de l’assemblée générale des actionnaires de LVMH le 23 avril. « La crise est profonde et elle se diffuse partout, analyse pour sa part Benoit Bazin, PDG de Saint-Gobain. Elle va peser sur l’économie mondiale. On ne reviendra pas à la situation…
