«Nous observons un niveau d’agressivité jamais vu» : entre la grande distribution et les industriels le bras de fer se durcit
Par Manon Malhère et Olivia Détroyat
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DÉCRYPTAGE - Le regroupement des enseignes pour acheter ensemble, au niveau national et européen, sème le trouble dans les négociations de prix pour 2026.
Passer la publicitéDu fromage Galbani, du chocolat Lindt, certains yaourts Siggi’s ou Activia… Ces dernières semaines, ces articles prisés des consommateurs ont disparu des rayons de certaines grandes surfaces. La tension est montée d’un cran entre industriels et distributeurs, qui négocient en ce moment les prix des produits de grande consommation pour 2026. Signée en novembre par les deux parties à l’unanimité, la charte de bonnes pratiques devait permettre un apaisement des négociations commerciales. Cet engagement a peut-être amélioré les discussions avec les PME ces dernières semaines. Mais il en est autrement avec les mastodontes de l’agroalimentaire, qui s’alarment de l’impossibilité de s’accorder avec les enseignes sur des tarifs d’ici le 1er mars, date butoir des négociations.
Dès le mois de janvier, Emmanuel Besnier, le très discret patron du géant laitier Lactalis (Président, Lactel, Galbani…), a décidé de passer à l’attaque. Dans une lettre adressée à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard…
