«Tous les jours, je reçois des appels paniqués» : à Toulouse, l’alliance PS-LFI cristallise l’angoisse des milieux économiques
Par Jean Kedroff
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RÉCIT - Sortant de leur réserve habituelle, des dizaines de patrons, artisans et représentants des professions libérales ont appelé à faire barrage au candidat Insoumis François Piquemal lors du second tour des élections municipales dimanche.
Passer la publicitéIls n’ont pas l’habitude de s’exprimer publiquement, mais les circonstances les y ont forcés. Chefs d’entreprise, artistes, médecins, mais aussi légendes du rugby, chefs étoilés et écrivains : au total, 350 personnalités toulousaines ont lancé, mercredi 18 mars, un appel à voter pour le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite), qui affrontera dimanche au second tour des élections municipales le candidat LFI François Piquemal, rallié par le socialiste François Briançon. «La menace que fait peser l’extrême gauche sur Toulouse est inédite», affirment les signataires d’une même voix, dénonçant, outre «l’extrémisme» et «l’antisémitisme» du parti mélenchoniste, un programme jugé «irréaliste, coûteux et dangereux pour l’économie, la sécurité et la cohésion de notre métropole».
En première ligne : les acteurs du monde économique, qu’ils soient patrons, artisans ou représentants des professions libérales. Depuis lundi, déjà, plusieurs d’entre eux étaient sortis de leur réserve. Dès…
