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Crash du vol Rio-Paris en 2009 : Airbus et Air France risquent ce jeudi une condamnation en appel

Par Le Figaro avec AFP

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En première instance comme en appel, Airbus et Air France se sont farouchement défendus de toute responsabilité pénale. (Image d’illustration) ADOBE STOCK

Une condamnation serait essentiellement symbolique mais ternirait l’image des deux entreprises. En tant que personnes morales, elles ne peuvent être condamnées qu’à une peine d’amende de 225.000 euros maximum.

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Dix-sept ans après le crash du vol Rio-Paris en 2009 dans l'Atlantique, la cour d'appel de Paris rend jeudi sa décision dans le procès pour homicides involontaires d'Air France et Airbus, relaxés en première instance. Après avoir demandé et obtenu la relaxe de la compagnie aérienne et du constructeur lors du premier procès, le ministère public a opéré un revirement au terme des deux mois du procès en appel à l'automne et requis leur condamnation pour l'accident le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises, qui a fait 228 morts.

Une condamnation serait essentiellement symbolique mais ternirait l'image des deux entreprises. En tant que personnes morales, elles ne peuvent être condamnées qu'à une peine d'amende de 225.000 euros maximum. «Rien n'est venu, aucune parole de réconfort sincère. C'est une défense en granit. Un seul mot résume tout ce cirque: l'indécence», ont fustigé les deux avocats généraux dans leur réquisitoire fin novembre. «Seize années pour venir raconter n'importe quoi et nous sortir des arguments de la manche ou du chapeau, c'est inadmissible de la part d'une compagnie».

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En première instance comme en appel, Airbus et Air France se sont farouchement défendus de toute responsabilité pénale. Pointant des mauvais choix faits par les pilotes dans l'urgence, le représentant d'Airbus a estimé à la barre que «les facteurs humains ont été pré-déterminants» dans l'accident. Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'abîme en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage. A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP se trouvent des personnes de 33 nationalités, dont 72 Français et 58 Brésiliens.

Des fautes «caractérisées», selon le parquet général

Les boîtes noires ont confirmé le point de départ de l'accident: le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l'avion volait à haute altitude dans la zone météo difficile du «Pot au noir», près de l'équateur. Pour le parquet général, les fautes d'Airbus et d'Air France sont «caractérisées» et ont «concouru, de façon certaine, à la survenance du crash aérien», passé à la postérité par la célèbre photo de la dérive tricolore arrachée à l'avion flottant au milieu de l'océan Atlantique.

L'accusation reproche à Airbus «la sous-estimation de la gravité des défaillances des sondes Pitot équipant l'avion» ainsi qu'«un défaut d'information des équipages des sociétés exploitantes, qui a empêché les pilotes de réagir comme il le fallait et créé la situation conduisant à l'accident». Concernant Air France, elle pointe «un défaut de formation relatif à la procédure à suivre en cas de gel des sondes Pitot et des dysfonctionnements en résultant» et «un défaut d'information des équipages sur la détection du gel» de ces sondes «qui s'imposait pour assurer la sécurité des opérations aériennes».

«Cette condamnation jettera l'opprobre, un discrédit sur ces deux compagnies» et «doit résonner comme un avertissement», a estimé à l'audience l'an dernier l'avocat général Rodolphe Juy-Birmann. À l'issue du procès en première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé en 2023 sur le plan pénal Airbus et Air France, tout en reconnaissant leur responsabilité civile. Il avait considéré que si des «imprudences» et «négligences» avaient été commises, «aucun lien de causalité certain» n'avait «pu être démontré» avec ce crash.

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17 commentaires
  • anonyme

    le

    Un commandant de bord qui embarque fatigué après 3 jours d’escale, qui va dormir au lieu d’être dans sont cockpit pour traverser cette zone météo difficile, là est la principale responsabilité. À l’époque des commandants de bord témoignait à visage caché, n’avoir jamais traversé cette zone sans être dans le cockpit. Air France devrait être responsable de sont personnel

  • 3523361

    le

    Il y a une Partie de L’Expertise qui Ignore ou ne N’est Retenue par les Experts, C’est la Partie Enregistrée sur les Propos de L’Equipage dans le Copkit avant le Départ de Rio, ces Propos se Confirment, Quant L’Enregistrement nous dit que le Commandant de Bord est allé se REPOSER dès Le Décollage, il est Allé se REPOSER de QUOI, Était-il en CONDITION PHYSIQUE de VOLER, le Cafouillage des Co-Pilotes, Tout cela Confirme le DÉFICIT HUMAIN, C’est-à-dire de ne Pas Être Capable D’Utiliser les Manœuvres Adéquates dans ces CAS la,

  • Jules Guerard

    le

    Le rapport du BEA est paru en juillet 2012 et nous sommes en 2026. On admire ici l'efficacité de la justice française !

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