Crash du Rio-Paris: quand le droit pénal balaie une légitime émotion
Par Paule Gonzalès
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ANALYSE - Un coup de tonnerre qui s’est abattu sur la 31 chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris qui, depuis le 10 octobre dernier, jugeait l’une des plus grandes catastrophes aériennes de tous les temps.
Passer la publicité«Vous pouvez appeler cela le désarroi de la procédure pénale.» Ainsi une grande magistrate parisienne commente-t-elle le coup de tonnerre qui s’est abattu sur la 31 chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris qui, depuis le 10 octobre dernier, jugeait l’une des plus grandes catastrophes aériennes de tous les temps, celle du Rio-Paris où disparurent 228 passagers le 1er juin 2009. En cause, le givrage des sondes Pitot permettant de mesurer la vitesse de l’avion, ce qui «a empêché les pilotes de réagir comme il le fallait», soulignait l’arrêt de renvoi de la cour d’appel de Paris.
Mercredi au bout de cinq heures de réquisitoire, le parquet a demandé la relaxe d’Air France et d’Airbus accusés d’homicide involontaire: «La culpabilité des entreprises nous paraît impossible à démontrer (…) nous ne sommes pas en mesure de requérir la condamnation d’Air France et d’Airbus.» De quoi susciter la réaction violente de parties civiles chauffées à blanc par treize ans de procédure et par des…
