Avion de combat : la nouvelle charge de Berlin contre le projet franco-allemand
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DÉCRYPTAGE - Le chancelier Friedrich Merz estime que les besoins de l’Allemagne et de la France divergent en matière d’aviation de combat du futur. Il menace de quitter le projet.
Passer la publicitéUn pas de plus vers l’abandon du Système de combat aérien du futur (Scaf) ? Décidé en juin 2017 par les politiques - Emmanuel Macron et Angela Merkel, alors chancelière allemande -, ce projet franco-allemand, rejoint par l’Espagne en 2019, a chaque jour un peu plus de plomb dans l’aile. Mercredi, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a une nouvelle fois sonné la charge contre ce programme.
Selon lui, la France et l’Allemagne sont « en désaccord sur les spécifications et les profils » de l’avion de combat de nouvelle génération (NGF), qui cristallise les crispations entre Paris et Berlin. Le NGF, censé succéder au Rafale français et à l’Eurofighter européen à horizon 2040-2045, est le pilier central du Scaf, autour duquel doivent être développés un cloud de combat, des drones, des missiles et des systèmes de liaisons de données. « Les Français ont besoin (…) d’un avion capable de transporter des armes nucléaires et d’opérer à partir d’un porte-avions. Ce n’est pas ce dont nous avons…
