À Toulouse, les acteurs de l’aéronautique sont en recherche urgente de main-d’œuvre
Par Hervé Rousseau
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Face à ces carnets de commandes pleins, plus de 1200 postes sont à pourvoir dans la région. Mais il n’est pas si facile de trouver les bons profils.
Passer la publicité Passer la publicitéLe secteur de l’aéronautique est en très grande forme. Depuis le creux provoqué par la pandémie de Covid 19, la production est en constante augmentation. Dans la région de Toulouse, bastion du secteur en France, «1.200 postes sont à pourvoir», explique Randstad, spécialiste RH-intérim et organisateur de «l’Aéroday», une journée de recrutement dédiée à l’aéronautique qui est déclinée dans plusieurs villes.
Après le Covid, «beaucoup de personnes expérimentées sont parties à la retraite ou en reconversion. Il y a eu appauvrissement des ressources, puis une reprise d’activité» et, finalement, une «grosse pénurie en recrutement», au premier chef chez le mastodonte Airbus.
Passer la publicitéMécaniciens système et contrôleurs aéronautiques recherchés
Le centre de formation du groupe Daher, comme trois de ses concurrents présents au Stadium de Toulouse pour cet évènement, propose ainsi des formations rémunérées aux CQPM (certificats de qualification paritaire de la métallurgie), passeport indispensable pour intégrer la filière.
Les profils les plus recherchés en région toulousaine sont les spécialistes des «lignes d’assemblage finales» (FAL) d’Airbus: ajusteurs, mécaniciens système, contrôleurs aéronautiques, mais aussi tous les métiers d’encadrement. Pour autant, tout le monde ne fait pas l’affaire. «Il y a une culture aéro (...) avec un degré d’exigence très élevé», souligne Randstad. «L’état d’esprit est primordial», insiste un responsable RH chez Safran Electrical & Power. Or, aujourd’hui, il est difficile de trouver des salariés qui acceptent les exigences du secteur, avec des horaires décalés et du travail les week-ends.
