Le Saint-Germain-des-Prés, mythique cinéma du Quartier latin, rouvre ses portes
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Caché entre le Café de Flore, les Deux Magots, l’église et le Café Bonaparte, il était devenu un lieu de soirées et de projections privées. L’architecte d’intérieur Fabrizio Casiraghi l’a repensé.
Passer la publicitéOn s’y rend souvent à pied, en voisin, les mains dans les poches, impatient de découvrir un film confidentiel, dans une salle qui l’est tout autant. Hors du temps, avec sa programmation pointue, ses films d’auteur - « d’art et d’essai », disait-on dans les années 1950 - le cinéma de quartier a ses aficionados. L’Arlequin, le Champo, le Saint-André des Arts… Combien de fois, pourtant, ces salles du Quartier latin ont-elles été menacées de fermeture ? Concurrencées par les multiplex et leurs salles pour superproductions et boîtes de pop-corn. Malgré tout, elles résistent.
Il en est un autre, le Saint-Germain-des-Prés, caché entre le Café de Flore, les Deux Magots, l’église et le Café Bonaparte, qui avait fini par fermer ses portes il y a dix ans, devenant un lieu de soirées et de projections privées, adossé au Silencio. Cette institution germanopratine, qui a changé maintes fois de propriétaires - de Henri Douvin à son ouverture en 1969, à Frédéric Mitterrand en 1979, en passant…
