«Si je reçois un CV avec des fautes d’orthographe, je ne retiendrai pas ce candidat» : tolérance zéro pour les recruteurs
Par Romain Ferrier
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Rédhibitoires pour 86 % des recruteurs, les fautes d’orthographe peuvent faire passer un candidat à la trappe. Malgré l’IA, la maîtrise de la langue reste un critère de sélection implacable.
Passer la publicité«L’orthographe n’est pas une religion.» Lancée par Cécile Duflot sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC le 23 avril dernier, la formule a depuis fait couler beaucoup d’encre. L’ancienne ministre écologiste du Logement, qui se définissait elle-même comme une «psychopathe de l’orthographe repentie», a qualifié les règles orthographiques d’«instrument de sélection scolaire», avant d’affirmer que toute politique visant à renforcer l’exigence dans ce domaine n’était qu’«une lubie récurrente».
«Un ministre de l’Éducation qui manque d’idées proclame "vive la dictée" ou veut renforcer le poids de l’orthographe au bac. C’est un marronnier ancien et inutile», avait-elle renchéri. Ses propos visaient directement une note de service publiée au Bulletin officiel du 26 mars 2026 par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, réclamant «une exigence renforcée dans les attentes rédactionnelles pour toutes les disciplines».
Sur ce même plateau, le ministre n’a pas manqué de répliquer. Édouard…
