Toilettes hors service, panne électrique et aile endommagée : après cinq ans de travaux, un Airbus A380 de Qantas cloué au sol
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Remis en service début décembre, l’appareil a été retiré de la flotte active de la compagnie aérienne australienne après un vol Sydney–Los Angeles dimanche.
Passer la publicité Passer la publicitéFraîchement ressorti de stockage après plus de cinq ans et demi d’immobilisation, l’un des Airbus A380 de Qantas n’aura repris les airs que pour mieux retourner au garage. L’appareil, âgé de 17 ans et remis en service début décembre après plus de cinq ans et demi passés au sol pour une modernisation complète de sa cabine, a été cloué au sol à Los Angeles dimanche, au terme seulement de son deuxième vol depuis sa réactivation, rapporte le site australien 7news.
Les passagers du vol Sydney–Los Angeles ont aperçu une dégradation sur l’aile gauche en descendant de l’avion : une section de l’aile de l’appareil, sur l’un des becs de bord d’attaque, présentait un trou et un panneau partiellement arraché. «Une section du slat sur l’aile gauche de l’un de nos A380 a été trouvée endommagée après l’atterrissage à Los Angeles dimanche heure locale», a confirmé la compagnie, précisant que l’avion «a fonctionné normalement et a atterri sans incident». Des ingénieurs procèdent désormais au remplacement complet de la pièce, une intervention qui impose l’immobilisation prolongée de l’appareil, le temps que les éléments nécessaires soient acheminés en Californie.
À bord, la mésaventure avait été précédée d’une autre série de déconvenues. Selon des témoignages de passagers, une panne du système électrique survenue peu après le décollage avait entraîné l’arrêt d’écrans de divertissement, des coupures d’éclairage et le dysfonctionnement de plusieurs toilettes. Qantas assure toutefois que ce problème était sans lien avec la dégradation constatée sur l’aile.
Vol retour vers Sydney annulé
Parmi les passagers se trouvait l’ancien trésorier australien Joe Hockey, qui a partagé un SMS de Qantas l’informant de la situation : «L’appareil nécessite désormais une maintenance prolongée pour garantir un vol en toute sécurité. Notre équipe dédiée travaille (...) pour trouver des vols de remplacement et vous tiendra informé d’ici environ une heure. C’est notre priorité absolue, merci d’attendre nos prochaines informations concernant vos nouveaux détails de vol», écrit la compagnie dans ce message relayé par nos confrères australiens.
Si l’atterrissage à Los Angeles s’est déroulé sans difficulté, l’immobilisation forcée de l’A380 a entraîné l’annulation du vol retour vers Sydney. Les 450 passagers qui devaient embarquer ont été redistribués sur d’autres vols de Qantas ou d’autres compagnies. La compagnie aérienne a présenté ses excuses pour les désagréments et a proposé des compensations.
Ironie du calendrier, l’appareil avait été accueilli quelques jours plus tôt comme un symbole du retour complet de la flotte A380 de la compagnie. Il avait effectué sa première rotation LA–Sydney six jours plus tôt, après des travaux de remise en état particulièrement lourds. «Quand cet appareil atterrira aujourd’hui, il se sera écoulé près de 2000 jours depuis qu’il a touché le sol australien pour la dernière fois. Nous sommes fiers de le remettre dans le ciel», avait alors déclaré Cam Wallace, directeur général de Qantas International, saluant les plus de 100.000 heures de travail investies par les équipes d’ingénierie. Ce renouveau annoncé en grande pompe tourne, pour l’heure, au contretemps.
