Airbus a identifié et réglé un «problème de qualité» sur des A320
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Le géant européen a détecté un défaut sur des panneaux métalliques entrant dans la fabrication du moyen-courrier. Le problème est désormais réglé.
Passer la publicité Passer la publicitéNouvelle alerte pour Airbus. Trois jours après la découverte d’une vulnérabilité sur le logiciel du calculateur de commande de vol de quelque 6000 A 320 en service dans le monde, c’est, cette fois, un défaut de qualité qui a été identifié sur des pièces entrant dans la fabrication du moyen-courrier européen. «Un problème de qualité a été détecté sur certains panneaux métalliques d’un lot (un batch, dans le jargon aéronautique, NDLR) livré par un fournisseur. Ces panneaux de surface extérieure sont situés entre l’arrière du cockpit et la porte avant de l’A 320», explique un porte-parole.
Airbus a pris des mesures correctrices, le fournisseur également. Il livre désormais des panneaux aux normes de qualité requises. Le constructeur a lancé une inspection des avions potentiellement concernés, qui sont «en nombre limité» sur ses lignes d’assemblage. L’avionneur a également averti les compagnies aériennes concernées, sachant «quelques avions déjà livrés sont en opération». Mais Airbus rassure : «Le défaut détecté n’affecte en rien la sécurité des vols». Nul besoin d’immobiliser les avions. «Le panneau en cause devra simplement être remplacé plus tôt que prévu», précise un porte-parole.
Passer la publicitéAirbus ne précise pas si le défaut - il s’agit d’une épaisseur de panneau non conforme au cahier des charges - a été détecté chez le fournisseur ou sur la ligne d’assemblage finale (FAL) de l’A 320. Ni dans quelle usine. Les avions de la famille A 320 sont en effet assemblés sur trois continents : en Europe (Hambourg et Toulouse), aux États-Unis (Mobile, en Alabama) et en Chine (Tianjin, à côté de Pékin). Airbus a entrepris de changer les panneaux défectueux.
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Cette annonce a entraîné une sévère correction du titre à la Bourse de Paris, Airbus dévissant de 10% dans la matinée. Le titre a clôturé en baisse de 5,8%. Les marchés veulent en savoir plus et estiment que l’intervention sur les avions concernés va ralentir la production et entraîner des retards de livraison. Or, c’est celle-ci qui «fait» le chiffre d’affaires et la rentabilité. C’est en effet à la remise de l’avion que la compagnie règle plus de 75% du prix de l’appareil, commandé des années plus tôt.
Les marchés doutent désormais de la capacité d’Airbus à tenir ses objectifs financiers 2025, liés en grande partie à la livraison «d’environ 820 appareils» en 2025. Or, l’A 320 représente en moyenne près de 80% des livraisons annuelles (602 sur 766 avions livrés en 2024). À fin octobre, Airbus avait déjà livré 585 appareils. Il lui en reste donc 235 à livrer en deux mois. Difficile en temps normal, mais mission quasi impossible désormais.
