Au restaurant Rencontre, un climat de galerie sans la pédanterie
Par Emmanuel Rubin, pour Figaroscope
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CRITIQUE GASTRONOMIQUE - Rue Blanche, à Paris, la table dédiée aux résidences culinaires et artistiques accueille, jusqu’à début juin, la chef volante Justine Audoin et l’artiste peintre Marion Chesnais.
Passer la publicitéÀ Paris, le mangeur d’aujourd’hui est peut-être bien un HPI comme les autres, un présumé hyperactif d’entre fourchette et couteau, à mi-pente de Montessori et de Michelin, incapable de tenir en place comme de se tenir à table, paniqué du rond de serviette, estomac instable, appétit infidèle, mandibules girouettes et impatientes toutes excitées par l’inédit. Du côté de la street, un bâfreur impayable à courir le nouveau néon qui clignotera plus vite, plus fort.
Un niveau au-dessus, le même en vérité, drôle de ressort pressé qu’on lui serve du repas « expérience », du plat autoproclamé signature, du menu unique, de l’adresse escape dont on ne comprend ni les horaires ni les alimentaires, un sacré toutou prêt à courir le dernier rooftop vertige, le « Top Chef » ultime saison et à se plier à ces banquets voulus festifs, mélange de tout ce qui brille et de très à la c…
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Et puis il y a ces restos en résidence culinaire où, deux, trois, quatre fois l’an, les chefs se succèdent aux fourneaux…
